L’incertitude qui nous charme


« La ville se situe au confluent de la nature et de l’artifice […] Elle est à la fois objet de nature et sujet de culture […] procréation biologique, simulation esthétique. »

Claude Lévy-Strauss, Tristes Tropiques, 1955.

Ce ciné-poème fut réalisé durant le mois de décembre, à l’approche du froid et de la neige.

Le concept de « ciné-poème » suscitait chez Nicholas Humbert une grande curiosité entraînant avec elle une démarche collective d’échange et de partage.

L’incertitude qui nous charme reflète l’errance, la métamorphose d’une ville, le temps qui passe au son d’un clocher.

Observer Grenoble nue, intime, aphone, dans des rues encore mouillées par la pluie. L’urbanité se transforme en un lieu traversé par les ombres et les apparitions spectrales, un labyrinthe mystérieux où l’on s’égare avec plaisir pour lui découvrir un visage inconnu jusqu’à lors.

Rien n’est défini et comme la bien dit Oscar Wilde « tout devient merveilleux dans la brume ».

C’est l’hiver ici et sur les marches glissantes, un poème que la ville écrit à l’abri des regards.

Un film de Zoé Evêque et Maxence Destannes